Règles écologiques – Partie #1 – Dans ma cuisine

dans la cuisine

Par Amélie

Cet article amorce le début d’une série d’articles sur le sujet de l’écologie à la maison, avec ses enfants, et au travail. Je ne prétends pas avoir la science infuse sur le sujet, mais en 7 ans, j’ai considérablement modifié mon mode de vie pour en faire un mode de vie plus sain, plus économique et surtout plus écologique.

Soyons réalistes : aucun d’entre nous ne peut changer tout son mode de vie d’un coup. Cela se fait par étapes, progressivement, pour que ces changements se transforment en habitudes durables. C’est pour cela que mon mode de vie n’est pas irréprochable et que j’ai encore beaucoup à apprendre. Si vous avez des conseils supplémentaires, je suis preneuse !

Mais j’ai tout de même réussi à réduire mon empreinte carbone. Avec des petits gestes qui font toute la différence. 

Commençons par la cuisine ! C’est souvent là où il y a le plus de boulot … et cela passe par trois champs d’action.

Consommer des aliments de saison

Si vous achetez des tomates en décembre, des fraises en février, et des pommes ou du chou-fleur en juillet, vous êtes concerné. Mais attention, cela ne concerne pas que les fruits et légumes, mais aussi les produits de la mer et les fromages. En Bretagne, cherchez des moules au mois de mars et le vendeur vous rira au nez (vécu).
  • Si vous ne savez quand acheter tel fruit ou tel légume, commencez par consulter un calendrier des saisons. Découvrez le travail de la chouette illustratrice Claire-Sophie Pissenlit, sur Facebook ou sur Instagram. Elle publie, tous les mois, un calendrier. Pour les produits de la mer et fromages, consultez la bible de Laurent Mariotte dont je parle très souvent.
  • Vous avez envie de faire un gâteau avec un coulis de framboises en février ? Pas de souci, il suffit de les acheter surgelées.
Manger de saison, cela va de pair avec consommer local. Pourquoi acheter des poires espagnoles quand vous pouvez en trouver des françaises ? A un prix équivalent ? Souvent, les fruits et légumes importés se conservent moins bien car il y a eu du transport. Donc c’est moins bon, ils se conservent moins longtemps, et cela augmente la pollution. Ils sont aussi cultivés dans des conditions que l’on ne connaît pas, trop d’eau, trop de pesticides …
 
Si vous vous demandez quels produits acheter précisément (provenance, bio ou pas …), je publierai un article à ce sujet prochainement.

Limiter le gaspillage alimentaire

manger de saison

Si vous saviez ce que représente le gaspillage alimentaire, vous tomberiez par terre. Bon, je vous le dis : un aliment sur trois. Oui oui, un aliment sur trois est destiné à finir à la poubelle dans nos pays occidentaux. Sympa.

Pour éviter ce gâchis, il y a plusieurs solutions :

  • Faire une liste des menus sur la semaine à venir ;
  • Du coup, faire la liste de courses qui va avec. Vérifier dans ses placards que l’on n’a pas déjà ce qu’il faut ;
  • N’acheter que les justes quantités, pas besoin de stock ;
  • Partir en courses le ventre plein ou faire ses courses dans un drive ;
  • Dans les rayons, ne pas chercher les produits au fond du rayon en espérant trouver une date limite de consommation plus lointaine. C’est l’un des plus gros problèmes des hypermarchés, qui se retrouvent avec des tas de produits à jeter à la poubelle car la date est trop proche ;
  • Ne pas confondre DLC (Date Limite de Consommation), à respecter pour ne pas tomber malade, et DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) ou DCR (Date de Consommation Recommandée), soit la fameuse mention « à consommer de préférence avant le », qui signifie que vous pouvez très bien consommer le produit mais que les qualités gustatives ne seront peut-être pas les mêmes. 
    De nombreux produits peuvent être consommés bien après la date limite (2 à 3 semaines pour les yaourts, un mois pour le beurre …), alors réfléchissez avant de jeter !
  • Quand vous cuisinez, deux options. Soit vous prévoyez plus, pour faire deux repas ou congeler le surplus, soit vous faites pile poil. Pour la dernière option, dosez les féculents. Pour le riz, comptez 1/2 verre, sec. Pour les pâtes, comptez un verre. 
  • Pour les fruits, quand ils sont trop mûrs, faites-les cuire : en compote, confiture, milk-shake, smoothie, tarte, cake, gâteau
  • Un reste de citron ? Mettez le jus dans un bol avec un peu d’eau au micro-ondes. Chauffez 30 secondes et passez un coup d’éponge : c’est tout propre !
  • Pour les légumes, idem : en gratin, en purée, en soupe …
  • Pour les oeufs, mettez-les dans un bol d’eau. S’ils flottent, c’est poubelle : cela veut dire qu’une poche d’air à commencer à se former à l’intérieur, et donc des bactéries. S’ils coulent, c’est bon !
  • Le pain râssis peut se transformer en pain perdu, en croûtons ou en chapelure une fois passé au four ;
  • La viande peut devenir des boulettes, des croquettes, un hâchis …
  • Ne mettez pas au réfrigérateur les bananes, tomates, fraises et agrumes : ils pourrissent plus vite et perdent en goût ;
  • Ne mettez pas vos pommes au contact d’autres fruits : elles accélèreraient leur pourrissement ;
  • Un reste de poulet rôti ? Hop une salade caesar. Ou une salade avec des oignons rouges et des feuilles de coriandre ;
  • Les carcasses de viande, volaille ou poisson peuvent être bouillies avec quelques aromates et de l’eau. Versez le jus obtenu dans un bac à glaçon, mettez au congélateur, et plus besoin d’acheter des cubes de bouillon !
  • Les herbes fraîches : effeuillées, dans un bac à glaçons avec de l’eau, et hop, au congélateur ;
  • Apportez les restes de gâteaux au travail, ou partagez avec les voisins ;
  • Hormis la crème, TOUT peut se congeler

Passer au zéro déchet dans la cuisine

zéro déchet

Déjà, on commence par privilégier le fait maison. Je publierai prochainement un article sur le sujet car j’ai beaucoup, beaucoup d’astuces.

Sinon, vous pouvez :

  • Remplacer l’essuie-tout par des serviettes en tissu, à table, et par un chiffon pour nettoyer les salissures au sol par exemple ;
  • Acheter des produits les moins emballés possible (en évitant les emballages individuels, en passant au vrac …) ;
  • Investir dans des boîtes de conservation en verre (les Tupperware, vous savez vraiment ce que contient leur plastique ?) ;
  • Utiliser des torchons, des tissus, ou des Bee Wraps (papier enrobé de cire d’abeille) pour remplacer l’aluminium et le cellophane ;
  • Arrêter d’acheter des bouteilles d’eau en plastique, remplaçables par une carafe, des gourdes ;
  • Investir dans un tapis de cuisson en silicone (type Flexipan) pour remplacer le papier sulfurisé ;
  • Oublier les pailles (ou investir dans des pailles en inox) ;
  • Remplacer ses éponges par des tawashis, éponges lavables japonaises ;
  • Investir dans une boule à thé, une théière, et passer au thé en vrac ;
  • Utiliser des sacs en tissu pour faire vos courses ;
  • Et pour les déchets que l’on n’a pas pu éviter, on trie, on recycle, on composte.

Réduire sa consommation de viande

Je vous arrête tout de suite : je ne suis ni vegan, ni végétarienne. Et je ne compte pas le devenir. En revanche, je suis flexitarienne. Je compte le rester. Et je ne compte pas aborder le sujet de la sensibilité animale car c’est un autre débat. Même si je prévois d’aborder le sujet plus en détail dans un futur article, je m’explique. 

Lorsque vous consommez de la viande, notamment la viande rouge, ou bovine, vous n’êtes pas sans savoir qu’il a fallu nourrir l’animal que vous mangez. Les boeufs sont généralement nourris avec une alimentation riche en soja (au passage, merci les OGM et les pesticides). Sauf que ce soja, il est importé d’Amérique du Sud. Déforestation, consommation d’eau hallucinante, incendies … le bilan environnemental, humain et animal est catastrophique. Tout ça pour nourrir du bétail … Je traite le sujet rapidement, mais vous pouvez vous renseigner, vous informer par vous-même. Hugo Clément fait partie des journalistes qui traitent régulièrement ce sujet dans leurs reportages (cf : Sur le Front de l’Amazonie, diffusé pour la première fois sur France 5 en janvier 2021).

Alors qu’il suffirait de réduire sa consommation. Trois jours par semaine sans viande, c’est gérable, non ?

Un humain provenant d’un pays occidental consomme en moyenne 60kg de viande/an. En ne consommant de la viande que trois à quatre fois par semaine, dans des quantités raisonnables, j’en suis à 24kg/an. Si je suis seule à le faire, l’impact est faible, mais si on est 1000 …

Sans préciser que je n’achète que du porc et de la volaille bio, des produits laitiers et des oeufs bio (rapport aux conditions de vie de ces animaux), et, rarement, de la viande rouge labellisée provenant de chez mon boucher.

C'est bon, j'ai tout fait (ou presque) !

Et voilà l’essentiel ! Comme je vous l’ai dit plus haut, je vous donnerai prochainement des conseils sur le fait-maison et les produits alimentaires à éviter.

Dans l’article suivant, j’aborderai la question de la salle de bains !

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