Pour des nuits sereines – Partie #1

pour des nuits sereines

Par Amélie

Ahhh le sommeil de bébé, un GRAND sujet pour un tout petit être … Car on ne parle pas que d’apprendre à son enfant à s’endormir sereinement et à développer toutes les ressources pour se rassurer tout seul, mais aussi de votre sommeil, votre santé mentale, votre vie sociale … Apprendre à son enfant à s’endormir seul, avec des habitudes saines, c’est aussi prendre soin de vous. Et oui, le sommeil, c’est un apprentissage.

Je ne prétends pas détenir la vérité sur ce sujet, oh non non non. Et personne ne pourrait. D’autres se sont archi renseignés sur le portage, l’allaitement, la langue des signes … des sujets qui m’intéressaient aussi, mais pas en priorité. Pour moi, c’était le sommeil. Je me suis beaucoup documentée sur ce sujet avant la naissance de mon fils, juste après, et encore aujourd’hui. J’avais vu tellement de copains galérer … je tenais à avoir des nuits paisibles et à ce que le sommeil ne soit pas un problème mais plutôt l’occasion de se ressourcer, tous, pour vivre de meilleures journées. Car les nuits conditionnent les journées. Et inversement. Il me semblait essentiel de mettre en place des bonnes pratiques dès le début, et pour mon cas, ça a fonctionné.

Cet article ne porte aucun jugement sur le mode de vie de chacun. Le but est plutôt de vous partager mon expérience et quelques conseils avec bienveillance … sans oublier que Rome ne s’est pas fait en un jour, vous devrez faire preuve de patience. Soyez indulgent avec vous-même, vous faîtes de votre mieux.

Et puis, le caractère, la personnalité de l’enfant, la génétique jouent aussi. Vous n’êtes pas seul responsable de la qualité de son sommeil. Il y a des facteurs sur lesquels nous n’avons pas (ou peu) d’influence. Mais bon, autant essayer de mettre toutes les chances de son côté !

Comme il y a beaucoup à dire sur le sujet, cet article fera l’objet d’une série.

votre conditionnement mental

Voilà. J’ai déjà donné la moitié des astuces. Bon on détaille un peu plus quand même !

Si vous êtes déterminé à vivre des nuits sereines, si vous êtes convaincu que vous pouvez y arriver, alors vous aurez beaucoup plus de chances d’y parvenir. Quand un père ou une mère part du principe qu’il vivra des nuits galères, l’enfant le ressent. Ce sont de véritables éponges émotionnelles, ils n’ont d’yeux que pour vous au début de leur vie. Vous êtes angoissé ? Bébé le devient. Vous êtes serein ? Il s’apaise.

Il n’y a aucune raison (sauf problème de santé spécifique) que vous n’y arriviez pas. Aucun parent n’avait de mode d’emploi, et pourtant les enfants de 14 ans aujourd’hui s’endorment seuls dans leur lit sans réveil nocturne …

On évite d’écouter tout ce que les gens vont dire autour de vous. Quand on devient parent, il se produit un drôle de phénomène : du jour au lendemain, tout le monde se sent légitime pour donner des conseils. Sauf qu’on n’a rien demandé. Et que souvent, vous avez déjà testé tout ce que l’on vous dit. Ou que l’on vous donne des conseils d’un autre temps. Voire bêtes. 

Donc on y croit : c’est VOUS le patron, vous allez y arriver. On se motive !

Et je vous le promets, vous allez à nouveau dormir comme avant !

LE RITUEL DU COUCHER

sommeil bébé
    • Un deuxième sujet très important. Selon moi, le rituel du coucher est ce qui fait que notre enfant se couche sans aucun problème, n’importe où. Et ça, on peut le mettre en place

le plus tôt possible

    .

Dès l’âge de deux mois

    , on a décidé, avec mon chéri, de structurer un peu plus nos soirées (l’impro totale, ça va cinq minutes chouchou), et d’instaurer un rituel du coucher. Mon fils a deux ans et demi à l’heure où j’écris ces lignes, et nous avons quasiment le même rituel. Il s’est intégré à merveille dans notre quotidien.

Le rituel quand il avait deux mois  :

– Vers 18h30 : la fin de la journée approche, on file au bain,
– Vers 19h : on boit un biberon/on se met au sein sur un fauteuil tranquillement dans sa chambre, en veillant à ce qu’il ne s’endorme pas pour ne pas assimiler endormissement à prise de repas,

– Vers 19h20 : on change la couche,
– Vers 19h25 : on lit une histoire à bébé dans les bras avec une lumière douce. On allume la veilleuse et on va au lit pendant que l’un de nous chante une berceuse. Un soir avec papa, un soir avec maman.
– 19h30 : un bisou et un câlin, on sort en fermant la porte. Fin de l’histoire.

  • Le rituel d’aujourd’hui :

– Vers 18h30 : on file au bain ou à la douche,
– Vers 19h : on passe à table, c’est l’heure de dîner,
– Vers 19h30 : on sort de table, on débarrasse et pendant ce temps, il joue calmement (livres, puzzles, pas de cubes ou jouets qui rendent foufou). Si le repas s’éternise, on le sort de table, c’est qu’il n’est pas plus affamé que ça. 40 minutes, c’est la durée maximale que l’on peut se fixer. Au bout d’une heure, ce n’est plus un repas, c’est du grignotage en continu et on perturbe la digestion.
– Vers 19h40 : brossage de dents, et on passe sur le pot,
– Vers 19h50 : on lit une histoire sur son petit fauteuil lapin avec une lumière douce. Puis on boit un dernier coup d’eau, on allume la veilleuse et on va au lit pendant que l’un de nous chante une berceuse. Un soir avec papa, un soir avec maman. Et non ce n’est pas lui qui décide de qui fait quoi.
– 20h : un bisou et un câlin, on sort en fermant la porte. Fin de l’histoire.

Vous noterez que presque rien n’a changé, il a conservé ses repères. Et nous veillons à ce qu’il les conserve. Nous veillons aussi à ce que le tout (histoire + chanson) ne dure pas plus de 10 minutes. Au-delà, c’est une activité, plus un rituel.

Je lui prononce toujours les mêmes mots à l’oreille juste avant de sortir de la pièce. Il y a quelques temps, j’ai un peu changé de phrase, et il m’a reprise « non maman, pas je t’aime petit bébé, je t’aime petit trésor … ».
D’où l’importance qu’ils accordent à nos moindres faits et gestes.

Parfois, un grain de sable peut tout bouleverser … Alors bien sûr l’idée n’est pas de devenir psychorigide, le weekend il se couche plutôt vers 20h30 pour passer plus de temps avec nous (mais pas plus tard pour ne pas tout perturber son rythme), et en vacances, on ne regarde absolument pas la montre. Quand on est invité chez quelqu’un, pareil, on oublie les horaires. Mais quoi qu’il arrive, on conserve les essentiels : l’histoire, la chanson et la veilleuse. Quand vous allez chez quelqu’un, il vous suffit d’emporter une petite veilleuse et un livre. C’est tout !
Non seulement bébé ne se pose aucune question et agit machinalement, mais en plus, cela le sécurise. Il est rassuré avant d’aller au lit. Alors oui il faut tout le temps y penser, mais ça vaut le coup quand on sait qu’on ne galèrera jamais (ou presque) pour le coucher.

Si bébé est plus grand et que vous n’avez jamais mis de rituel du coucher en place, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Mais n’oubliez pas : le rituel ne fonctionnera qu’au bout de deux ou trois semaines. Il faut de la patience pour mettre en place de nouvelles habitudes …

Prochainement, la suite dans un article qui vous donnera les clés pour savoir quoi faire dans toutes les situations possibles !

Autres ARTICLES

Vous avez aimé cet article ? Alors découvrez en d’autres !

Gravity Cake Travaux

Le gravity cake

Ce gâteau est idéal pour un anniversaire d’enfant, et permet de laisser libre cours à son imagination. Je l’avais fait pour les trois ans de

Lire la suite »