Pour des nuits sereines – Partie #4

pour des nuits sereines

Par Amélie

Dans le troisième article de cette série sur le sommeil, j’abordais la question de l’endormissement. Dans ce nouvel article, je liste tous les comportements à bannir si vous voulez vous en sortir …

Courage, on tient bon, les nuits moisies c’est pas pour la vie.

Les trucs à éviter

nuits bébé

Partez du principe qu’il n’est jamais trop tard pour revoir les conditions d’endormissement. Les habitudes, c’est comme tout, ça se change, même à 4 ans. Rien n’est figé.

  • On évite les mobiles au-dessus du lit, qui énervent, on préfère un mobile à installer au-dessus d’un lieu d’éveil.

  • On évite la tétine dans la mesure du possible. Si c’est la seule solution, on l’accepte sans culpabiliser. Dans ce cas, on montre rapidement à bébé le geste, en pleine nuit, pour la remettre dans la bouche. Au bout de deux-trois semaines, il chouinera encore un peu quand il la perdra, mais il y arrivera. On peut aussi en mettre deux, trois pour être sûr qu’il en trouve une. Mais pas d’attache-tétine, c’est dangereux.

  • On évite de l’endormir dans les bras, de le bercer pour l’endormir, de lui faire le tour de la maison en voiture/en poussette, de lui tenir la main … car cela deviendra son nouveau rituel. Et ça, ce n’est pas lui apprendre à se rassurer seul. On se répète la règle de base : je ne fais jamais ce que je ne suis pas prêt à accepter tous les jours de ma vie.

  • On évite de le déplacer pendant qu’il dort. Si vous l’endormez dans un transat en le berçant ou dans les bras et que vous le mettez dans son lit, vous risquez d’avoir deux problèmes : 1. il ne saura plus où il habite, et risque de pleurer au premier réveil, 2. il va chercher à retrouver les mêmes conditions d’endormissement. Apparition d’un cercle vicieux.

  • On évite d’intervenir trop longtemps. Plus grand, il vous appelle ? On y va, on lui dit que tout le monde fait dodo et que c’est la nuit. On file se recoucher et on ne discute pas.

  • On évite d’intervenir à la minute même ou il commence à pleurer. S’il a juste fait un mauvais rêve et que vous surgissez immédiatement, comment voulez-vous qu’il se rendorme ?

  • On évite de le sortir du lit au moindre pleur. Si vous vous réveillez à 2h du matin et que quelqu’un vous obligeait à vous lever, arriveriez-vous à vous rendormir une dizaine de minutes plus tard ?

  • Dans la journée, on ne le surtimule pas. On lui laisse des temps de répit.

  • On ne l’empêche pas de grandir en l’étouffant. On s’interroge sur sa relation avec son enfant. Si à deux ans, on est toujours dans une relation très fusionnelle avec l’enfant, il peut avoir développé une certaine forme d’anxiété à l’idée de se séparer de ses parents. A un âge où il devrait avoir développé un besoin d’indépendance, il se retrouve face à une forme de dépendance vis-à-vis de ses parents. L’endormissement représente la séparation avec les parents, je vous laisse en déduire ce qui se passe le soir …

  • On bannit les écrans jusqu’à trois ans. Et après cet âge, on ne s’en sert jamais pour endormir un enfant. Cela a tout l’effet inverse, les écrans les excitent.

  • On ne lui demande pas son avis. Il y a un fossé entre : « on va se coucher, d’accord ? » et « il est l’heure d’aller au lit ». La perception pour un enfant n’est pas la même. Si on laisse entendre qu’il peut choisir, c’est fichu. On évite aussi de le répéter 10 fois. On lui dit une fois, deux fois à la limite. Sinon, on perd en crédibilité.
En lui apprenant à s’endormir seul, progressivement, on lui fait confiance. Oui, ayez confiance, votre enfant a toutes les ressources pour apprendre à s’endormir seul. En devenant indispensable dans son processus d’endormissement, vous ne lui rendez pas service. Plus grand, vous alimenterez ses craintes, et aussi ses doutes quant à ses capacités à lâcher prise seul. Alors on lui fait confiance, il en est capable !

Je ne m'en sors pas ...

    Si malgré tous mes conseils, et les précédents articles de cette série, vous n’en voyez pas le bout, il reste trois solutions :
  • Le confier à un membre de la famille quelques jours, qui va vous dire si votre tout-petit se comporte de la même façon. De préférence quelqu’un qui n’est pas trop âgé et qui ne sait pas comment ça se passe à la maison.
  • Le confier à un membre de la famille quelques jours, mais pour se requinquer. Prendre le temps d’analyser la situation, prendre du recul, en discuter à deux … Sortir la tête de l’eau.
  • En parler à son pédiatre ou à un professionnel de la petite enfance. Ils sont de bon conseil et parfois, cela peut cacher un souci de santé (RGO, coliques), un excès de terreurs nocturnes, des troubles psychologiques  …
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