Pour des nuits sereines – Partie #3

pour des nuits sereines

Par Amélie

Dans le deuxième article de cette série sur le sommeil, je répondais aux questions qui reviennent le plus souvent. Mais parfois, les difficultés concernent principalement l’endormissement. 

Voici le troisième article qui tente de répondre à une seule question.

ET S'il ne veut pas s'endormir ?

bébé ne fait pas ses nuits

Et s’il met 1000 ans à s’endormir, je fais quoi ? Déjà, on essaye de comprendre en se mettant à sa place. Qu’est-ce qui peut vous empêcher de dormir, vous adulte ?

  • On s’assure qu’il n’ait ni trop chaud ni trop froid. On maintient une chambre à 19-20 degrés maximum si possible, on vérifie le TOG de sa gigoteuse … Et si on a un doute, on préfère qu’il ait un peu froid que trop chaud.

  • Il y a peut-être trop de bruit chez vous ? C’est une légende urbaine de croire qu’un enfant doit pouvoir s’endormir partout tout le temps. C’est valable les premiers mois de vie, et pas pour tous les enfants. Quand on a vécu une grossesse chez soi, au calme, bébé n’appréciera peut-être pas du jour au lendemain de dormir pendant que vous passez l’aspirateur ou que la télé est à fond.

  • Autre légende urbaine, croire qu’il peut s’endormir en plein jour ou dans une chambre qui manque d’obscurité. La sensibilité des enfants à la lumière n’est pas la même pour tous.

  • A partir de six mois : s’est-il assez dépensé physiquement aujourd’hui ? Un enfant qui est en permanence dans les bras, en écharpe, dans un transat, ou qui n’a pas pris l’air a peut-être une soudaine envie de se défouler en fin de journée. Quand vous passez une journée en voiture pour un long trajet, vous avez envie de vous rasseoir en arrivant ? A l’inverse, après avoir fait du sport, vous dormez comme un bébé, non ?

  • Il manque peut-être de sommeil ? C’est un cercle vicieux … mais s’il manque de sommeil, il est sur les nerfs en permanence et n’arrive plus à lâcher prise … On guette les premiers signes de fatique et on intervient vite. Certains bébés ont besoin d’être mis au lit à 20h30, d’autres à 18h30. Il baille, se frotte le visage, touche ses oreilles, son doudou, est surexcité, s’agite, râle, pleure pour rien ? Zou, on file au lit. Et on veille à le coucher au calme et dans le noir.

  • Il est peut être stressé ? A cause du manque de sommeil, d’une séparation, d’agitation dans la maison … On le détend, avec un bon bain, on prend son temps, on le masse, on lui parle calmement … on introduit un doudou dans le lit, ça peut l’aider à s’apaiser.
    Le signe qu’il en a besoin ? Quand il aggripe son drap, sa gigoteuse ou un barreau de son lit pendant son sommeil.

  • Est-ce qu’il vous a vu assez dans la journée ? Si non, on ne culpabilise pas, et on lui octroie 10 minutes de jeu. 10 minutes de qualité on a dit, donc on éteint la télé et on range son téléphone.

  • Comment se déroulent les siestes ? Sont-elles régulières ?
    Notre fils ne voulait jamais, je dis bien JAMAIS faire la sieste jusqu’à ses sept mois. Le jour où je l’ai confié à une nourrice, à qui j’explique qu’il ne fait pas la sieste, quelle que soit l’heure de la journée, elle me dit : « on en reparle dans 15 jours ».
    15 jours plus tard, il dort 2h l’après-midi chez elle. De quoi devenir dingue. Et là elle me dit, tout simplement : « Ben je le mets tous les jours dans son lit à 13h et je le laisse jusqu’à 15h. Au début, il râlait. J’y retournais 20 fois mais je le laissais. Au bout de quelques jours, il a arrêté de râler mais il jouait, chantait, gazouillait. Quelques jours plus tard, il a fini par s’ennuyer. Quand on ne fait rien, on s’assoupit plus facilement … vous savez, plus vous le laisserez dans son lit, plus il dormira. Le sommeil appelle le sommeil ».
    Tout bête. Non elle ne l’abandonnait pas dans son lit, puisqu’elle y allait chaque fois qu’il pleurait. Mais elle lui a appris à retrouver son calme. A apprivoiser son lit. Et je me suis aperçue qu’on ne le mettait pas assez au lit. On le laissait dans son transat, sur son tapis, dans les bras, en écharpe, en poussette, et finalement il n’était au lit que le soir et 10 minutes dans la journée quand on essayait de lui faire faire la sieste. Mais 10 minutes, ce n’était pas assez ! En plus, on ne le mettait pas au lit à heure régulière. 13h c’est 13h, c’est pas 13h30 ou 15h. Quand on se fixe une heure, on s’y tient. Et on évite un maximum de faire sauter la sieste à un enfant qui a des difficultés pour s’endormir. On ne fait pas n’importe quoi le weekend, on maintient la sieste à heures régulières.

  • Et s’il fait la sieste mais trop tard, en fin de journée ? Et qu’il refuse de dormir en début d’après-midi ?
    Vous aimeriez, vous, qu’on vous dise subitement : allez, il est 16h, c’est l’heure d’aller au dodo ! Ben non.
    Donc on le recale progressivement par tranche de 15 minutes. Il fait la sieste à 18h ? On le met au lit à 17h45. Demain, on le mettra à 17h30. Après-demain à 17h15 … au début, il ne trouvera pas son sommeil tout de suite, il faut plusieurs jours pour qu’un nouveau rythme se mette en place. Comme avec un jetlag.
    Alors on fait preuve de patience.

    Avant d’apprendre à dormir partout (transat, voiture, poussette …), on devrait déjà essayer de leur apprendre à dormir dans leur lit … le reste suivra.

Les trucs à éviter

Autres ARTICLES

Vous avez aimé cet article ? Alors découvrez en d’autres !

Gravity Cake Travaux

Le gravity cake

Ce gâteau est idéal pour un anniversaire d’enfant, et permet de laisser libre cours à son imagination. Je l’avais fait pour les trois ans de

Lire la suite »